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Interview: L'Art Urbain, marché et mouvement vu par Valériane Mondot
20-02-2014



  • Maquis-Art :
Bonjour Valériane, tout d’abord, pouvez-vous vous présenter ? Quel rôle avez vous joué, jouez-vous, dans le développement de l’art urbain ?


  • Valériane :
Je m’appelle Valériane Mondot. Et j’ai crée en 2001 Taxie Gallery. J’ai organisé jusqu’en 2006 plusieurs expositions ( Zeky, MAC crew et True School, Tkid, Cope2, Martha Cooper, Daim Stohead Tasek, Daddy Cool, Darco, les DMV, Der… ). Et produis pendant deux années consécutives un spectacle avec le cirque J.Bouglione et MAC Crew. Je viens du marché de l’art et je travaille toujours en galerie (Peinture flamande XVIIème). Depuis l’ouverture du marché, je collabore avec des maisons de ventes publiques, des collectionneurs,  des galeries et des institutions, en conseil, expertise et historienne. J’écris aussi – pour d’autres et à titre personnel – et toujours uniquement sur le graffiti.
Depuis 2006 je représente Martha Cooper en France.  
Et depuis 2013, je représente Yoshi Omori (photograph, co-auteur du livre « Mouvement » avec Marc Baudet et Jay One Ramier. Je ne sais pas si j’ai/ai joué un rôle particulier. J’espère que j’aurais eu/ai un rôle efficace dans le conseil et la préparation à tout ce qui se passe aujourd’hui – ce qui ne va pas non plus sans une certaine part de responsabilité.
Aujourd’hui j’aime bien me décrire comme observatrice curieuse et initiée. Un lien entre le marché et les artistes – et pour les artistes.
Et je me rends compte qu’il reste encore beaucoup de choses à faire pour installer une vraie reconnaissance non pas seulement des artistes, mais du mouvement. Et c’est ce qui me passionne.

  • M-A :
Récemment a eu lieu la vente d’Art Urbain annuelle de la maison de vente Artcurial (Voir analyse ici). Celle ci fut un succès avec un total d’adjudication de 1 364 585€. À la suite de celle-ci, vous avez publié ceci :
« A tous ceux qui n'ont pas vendu, ou peu ou "mal" vendu. Chez Artcurial hier soir. Voici ce que j'ai plaisir à vous dire ce matin "Rien ne sert de courir.. il faut partir à point".. (Jean de la Fontaine). Non seulement vous y étiez. (Ce qui est déjà un grand pas. Que beaucoup d'entre vous n'auraient même pas imaginé il y a encore que 3 ans. ) mais en plus vous rattrapez petit à petit, mais avec beaucoup d'assurance, certains d'autres "stars" qui commencent à s'essouffler.. Un seul secret : restez vous-mêmes, ne vous laissez pas envahir par la crainte ou le "marché".... c'est la ligne droite à une reconnaissance Noble et Juste ... (enfin hein.. moi ce que je dis.. je dis rien hein »

Pourquoi ? À qui ces conseils étaient ils destinés ?



  • Valériane :
Sourire. A tous les artistes qui désespéraient ou désespèrent encore. A la suite de la vente. Je sais que ce n’est pas toujours évident pour un artiste, une vente publique : Votre œuvre est jugée en 3 minutes, on ne parle pas vraiment de vous, on ne considère pas votre histoire, votre parcours (et je ne parle même pas là de légitimité) Vous êtes mélangés avec d’autres qui vous sont contraires ou importants sans réelle logique. Bref, vous êtes relégué en temps que « bien commercial », un numéro. Certains peuvent le vivre comme quelque chose de « violent ».

Je voulais apporter un peu de souffle, rassurer et expliquer qu’aucun jeu n’est encore fait. Que ce n’est qu’une vente. Qu’il faut considérer les ventes publiques pour ce qu’elles sont : un outil et non pas une finalité. Et que ce n’est là qu’un résultat parmi tant d’autres. Un jour on peut très bien vendre, le lendemain plus du tout. Ou inversement. Et ça se remarque à chaque vente. – et à celle-ci particulièrement où j’ai eu l’impression que les historiques gagnaient du terrain. Et non pas seulement l’histoire, mais une esthétique, peut-être plus « véritablement » graffiti. Celle qui est plus difficile à digérer pour les collectionneurs. J’ai aussi eu l’impression que ceux qui faisaient autrefois des records, aujourd’hui avaient tendance à s’essouffler. Même si ils font toujours des records, ils me semblent bien moins parlants qu’aux premières ventes.

Quant à « Ligne droite à une reconnaissance Noble et Juste » je suis convaincue que chaque artiste a son propre public. Mais que pour le trouver il faut rester honnête avec soi-même. Ne pas trahir son propre trait/art, son expression. Je ne parle pas du mouvement, mais de ce que l’on a dans les trippes, ce que l’on a à dire ou ce que l’on veut exprimer. Ne pas se perdre dans ce qui pourrait plaire ou non. C’est certainement ce qui est le plus difficile, mais le plus payant aussi.

On peut critiquer le marché et détester les collectionneurs qui semblent attachés aux simples résultats. Mais il ne faut pas non plus s’y tromper. Ils ne sont pas dupes pour autant. Avec les années qui passent, les goûts s’aiguisent. Ils ont dans l’œil de plus en plus d’œuvres et sont donc aujourd’hui plus à même de considérer avec un œil plus expert ou simplement initié, les productions et les évolutions des artistes.

J’ai une petite histoire à vous raconter et qui est pour moi significative :
A un dîner plusieurs « jeunes » collectionneurs de « street Art » se chamaillent sur l’artiste qu’il faut avoir. A un moment un collectionneur (plus ancien dans sa collection) dit à un plus jeune collectionneur « mais comment ? Tu veux acheter la toile de… mais tu es fou ! Il n’a même pas peint de trains ». J’avoue que J’ai beaucoup ris ! Mais j’ai surtout trouvé ca révélateur. Même si c’est pour mieux briller en société (et alors pourquoi pas ? On brillait bien autrefois à avoir une toile de » graffiti » dans son salon) les collectionneurs s’attardent plus sur ce qui fait la différence entre chaque artiste – et donc sur l’histoire. Et le fait qu’ils se penchent sur l’histoire ne pourra que les aider à y voir plus clair et mieux comprendre. Et donc mieux servir les « légitimes »

Mais bien sur que rien n’est encore gagné. Et qu’il reste des aberrations. Des injustices.

  • M-A :
Ça a suscité pas mal de réactions, et notamment posé la question de la « légitimité » des artistes dans l’Art Urbain. qu’elle est votre position sur cette question ?
« Sérieux, qui dans le lot, pourrait vraiment se justifier plastiquement ? RCF ? Popay ? Et après ? »
On a aussi vu des artistes se plaindre de leurs résultats et effacer leurs commentaires, Pourquoi ?


  • Valériane :
Et si l’on parle de la légitimité dans l’art urbain, la légitimité dans le Graffiti n’est pas la même que dans celle du Street Art, déjà. Et il faut savoir de quelle légitimité on parle : Celle du mouvement, celle de l’esthétique, ou celle du marché. ? Les trois ne sont pas les mêmes et aucune n’est en symbiose avec l’autre. Ce qui vaut pour l’art urbain, vaut aussi pour tout autre art et mouvement. Ce n’est qu’au fil du temps que les « légitimités » se regroupent. Mais pas avant. Il ne faut pas non plus oublier que l’art urbain est le tout dernier né du marché. Il a tout au plus 10/12 ans d’existence. Il y a encore beaucoup de choses à faire, beaucoup de choses à apprendre et beaucoup d’esthétique à digérer. A savoir qui restera, je pense que personne ne peut encore le dire. Et encore une fois, rester où ? Dans le marché, sur les murs, dans l’histoire du mouvement, dans l’histoire de l’art ?
J’ai bien sur mes préférences, mes souhaits et mes espoirs. Mais la légitimité est aussi pour beaucoup sujet à un sentiment personnel qui prends en compte le parcourt de l’artiste, son style et ce qu’il a apporté de nouveau ou son implication dans le mouvement. Pour pouvoir définir avec justesse cette légitimité, il faudrait être en mesure de considérer avec exactitude et honnêteté ces différents points. Le marché n’en est pas encore là. Et reste le goût qui est subjectif.
Alors je parlerai plutôt de talents. Et je regrette aussi qu’effectivement certains ne soient pas compris, achetés, collectionnés comme ils le devraient. Et que d’autres que j’estime moins on dont je ne comprends pas la démarche, aient plus de succès. Je sais aussi que le marché est l’expression d’un instant « T » . Révélateur certes, mais certainement pas l’expression d’une vérité immuable.

Ce qu’il faut comprendre c’est qu’une maison de ventes publiques a pour seul objectif de vendre. Pas de représenter et/ou de défendre un artiste ; c’est là le rôle des galeries. Il ne faut pas tout confondre. Une vente publique n’est qu’une présentation des gouts du moment et ne fait que répondre à la basique question de « l’offre et la demande ». Bien sur que les choses sont tronquées et que les dés sont pipés. Mais pour un marché aussi jeune que celui de « l’art urbain », il ne faut s’inquiéter de rien. Tout souvent n’est qu’un jeu. Le soucis actuellement dans « l’art urbain » c’est que le seul joueur ou presque, soit la maison de vente publique. Du coup c’est elle qui donne bien plus le « la » que dans d’autres catégories où il y a plus de galeries qui régulent le marché. Soit en rachetant et donc protégeant la côte de leurs artistes, soit en ayant eu le temps d’éduquer leurs collectionneurs. Soit tout simplement en représentant leur artistes en amont des ventes, et dans toutes leurs étendues. L’effet « mode » qui régit aujourd’hui le marché de l’art urbain et le peu de galeries compétentes et professionnelles (qui défendent l’artiste dans le temps, connaissent vraiment l’histoire, et ont une vraie démarche – heureusement il y en a tout de même quelques unes) font que les choses sont encore plus « injustes » et laisse les artistes avec peu de moyens de défense. Et les artistes en peine de galerie trouvent dans les ventes publiques le seul moyen de diffuser leur art. Ce qui devrait être un second marché (la vente publique) devient un premier marché. Avec toutes les conséquences que l’on connait aujourd’hui. Marché spéculatif, côte approximative, reconnaissance mal répercutée, toile parfois moyenne, œuvre trop récente, ou voire œuvre produite pour la vente.

Finalement donc tout ça n’est qu’un vaste bordel dans lequel chacun est responsable et tout le monde un peu coupable. Il est donc tout naturel que la légitimité ne soit pas de ce milieu là. Chacun est acteur d’un jeu qui n’est détenu aujourd’hui par aucune main suffisamment forte pour donner à la « légitimité » comme elle est exprimée là, toute l’étendue qu’elle devrait. Elle se fait donc uniquement légitimité financière - celle des résultats. Et légitimité du goût – celui du plus grand nombre. Il faudra encore attendre un peu pour que les choses se stabilisent et qu’aidés de critiques artistiques, d’artistes plus au faites du marché, mais aussi de vrais acteurs participatifs soient en mesure de pouvoir crier haut et fort une légitimité historique.
Du côté des railleries et des mécontentements je peux tout à fait le comprendre. Une vente c’est impersonnel, froid, fulgurant. C’est normal que ça ouvre à des débats, des questions, des révoltes. Le marché de l’art n’a rien d’humain. Alors même qu’il vend, reproduit, juge et décide de productions d’êtres vivants.
Il faut un temps nécessaire pour comprendre, digérer, admettre quelque chose pour lequel le graffiti n’a jamais eu vocation à se préparer, ni n’y avait (pour les anciens) jamais vraiment pensé (ou espéré) . On peut vendre une toile de ci de là. Mais c’est très différent d’avoir à admettre le principe d’un marché. Et c’est surtout plus difficile pour les plus anciens (mal reconnus en plus) que pour les nouvelles générations qui se sont abreuvées des expériences de leurs ainés et qui s’amusent avec le marché. Ils ont plus de recul et leurs « styles » sont aussi plus adaptés aux collectionneurs d’art contemporain. Je suppose donc que ce soit d’autant plus difficile à accepter quand on a passé 10-20 ans à travailler sa lettre et que c’est un petit moustique en papier collé de 3 ans d’ancienneté qui rafle la mise.. (oops..j’ai rien dit..hein ! ).


  • M-A :
On a aussi vu des réactions virulentes à l’encontre de Mr Gallizia
« J'ai hâte que quelqu’un sorte un livre assez objectif sur les dessous de cette grande farce, née surtout avec Gallizia. Un truc un peu développé, avec du recul. Se poserait cependant la question des photos/images, c'est moins simple de lire.
Mais c'est vrai, tant que ça tient, pourquoi se gêner de faire du fric ? »
D’ou viennent ces réactions virulentes ? Qu’en penses tu ?


  • Valériane :
La « farce » A.D Gallizia c’est que plus de 300 ( ?) artistes aient répondu à son appel surtout à un moment où tout le monde du Graffiti, jurait que « on ne l’y prendrait jamais »… C’est ça qui m’a le plus choqué, déçue. Qu’on accepte d’être payé (peu ou pas assez ou parfois bien plus que les autres) pour peindre une toile mais surtout, toutes du même format, sur un sujet imposé et qu’on puisse aussi être rémunéré au nom/pote qu’on ramenait. Le tout pour un collectionneur qu’on ne connaissait pas, et qui n’y connaissait (à l ‘époque) rien. C’était pour moi à l’opposé de ce qu’était le Graffiti et de tout ce que l’on m’avait dit. Je me dis aussi que les égos ont trouvé à qui parler, ou plus égo-malin qu’eux.
Je ne jette la pierre à personne (et ne vous y trompez pas…a moi aussi la proposition a été faite. J’aurais pourtant bien apprécié avoir ma propre galerie ! rire). Ni à lui, qui finalement a offert expositions, moyens et atelier à ceux qui le souhaitaient à un moment où peu le faisaient. Qui a acheté des œuvres à des artistes en demande (et du coup préservé un certain patrimoine aussi). Ni aux artistes qui ont profité d’une manne financière enviable qui leur était offerte, et d’une envie de reconnaissance – le « Grand Palais ». Je peux comprendre les deux camps.
Mais Je pense surtout que la « farce » A. D Gallizia est dans la faille qu’elle a provoquée : Avec son arrivée, la liberté a eu un prix négociable (et l’ami aussi), la toile n’était plus traitre et l’argent finalement bienvenu. En deux mots et en quelques mois, le projet a montré à quel point le graffiti pouvait être acheté et sans aucune légitimité. C’était faire entrer le loup dans la bergerie…
Il est probable qu’il y ai dans les critiques virulentes, l’expression d’un regret à avoir tronqué ses propres principes, ne pas avoir pu/su jauger les conséquences (être noyé dans la masse par exemple) mais aussi encore de la jalousie.
Si A.D Gallizia arrivait aujourd’hui, les choses seraient perçues différemment. Et les artistes seraient plus à l’aise.



  • M-A :
Qu’elle est votre vision de la scène Art Urbain aujourd’hui ? Comment a-t-elle évoluée ? Votre ressenti par rapport à cette évolution ?

  • Valériane :
Je suis ravie parce qu’enfin et malgré les troubles et les difficultés, si l’on y regarde bien, la reconnaissance du mouvement est en bonne marche. Que tout ce que nous traversons là n’est qu’une suite logique des choses, ou un prix à payer. Mais que finalement il y a 10 ans en arrière on n’aurait pas espéré en arriver là aussi vite. Et je trouve ça plutôt positif.

Amusée aussi de voir les évolutions personnelles de chacun. Quid de qui, Quid de quoi. C’est révélateur et j’en ai souvent (encore) bien plus de respect pour ceux qui restent honnêtes avec eux mêmes et/ou qui assument avec panache leurs choix (quels qu’ils soient), leurs démarches et leurs sensibilités (quelles qu’elles soient). Quelque part je les découvre encore mieux. Et c’est très instructif.

Je suis curieuse de l’arrivée des plus jeunes qui ont tout absorbé et offrent à voir des choses nouvelles. Qui mélangent les styles, les techniques et les influences et « marient » le « street Art » au « graffiti » à tel point que les limites en sont de plus en plus imperceptibles.

J’ose espérer que le graffiti ne perdra pas sa nature avec l’arrivée du marché. Mais je suis époustouflée (et rassurée) par ceux qui offrent des réponses à ce que nous traversons actuellement en cherchant non plus à exprimer seulement un mouvement, mais puisent dans l’essence même du mouvement.

Il me faudrait probablement pour ça tout un livre pour en débattre ou plus de temps. Mais Je trouve que les choses évoluent bien. Et que les artistes s’en sortent très bien.


  • M-A :
L’Art Urbain est désormais un marché. À votre avis cela est il bénéfique ?

  • Valériane :
C’est la dénomination « Art urbain » qui est un marché. Le marché s’est (juste) développé autour du Street Art et du Graffiti…
On ne peut pas accéder à une certaine reconnaissance sans le marché (de l’art). Les galeries, les collectionneurs puis les musées.. C’est un jeu à jouer.
Le seul bénéfice que j’y vois, c’est d’offrir à un mouvement qui le mérite, toute sa reconnaissance. Mais il faut y prendre garde. Chaque pas dans le marché a son poids. Il faut donc l’utiliser comme un outil et ne pas l’anticiper comme une finalité (je me répète, mais c’est important).

  • M-A :
Merci de nous avoir accordé du temps, dernière question, quel avenir souhaites tu pour l’Art Urbain ?

  • Valériane :
D’avoir la place qu’il mérite... A côté de Guernica…

  • M-A :
Un dernier mot ?

  • Valériane :
Oui ! Je n’ai cité aucun nom, aucune personne en particulier là où j’aurais pu, où ou peut- être on m’attendait. C’est volontaire. Je pense que ce n’était pas là le débat. Et que le moment était assez délicat. Par contre je suis convaincue que beaucoup se reconnaitront En tout cas, c’était un hommage et l’envie de dire haut et fort « hé les gars ! on y arrive ! Patience ».

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